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point de vueDes contre-pouvoirs sans pouvoir!
   
 Sommaire
  Edito
> La folie des grandeurs
  Point de vue
> Une phase curative
  Enquête
> Qui financera les grands projets?
> L’Etat et le Fonds Hassan II manquent d’argent
> Les banques mises à rude épreuve
  Economie
> Les fonds touristiques se sont multipliés au Maroc. Mais ils sont de petite taille et manquent de financement. Pour optimiser leur action et pouvoir se recentrer sur leur métier de base, ils sont appelés à se regrouper.
> Coup de pouce diplomatique!
> La relance à nouveau !
> Les marinas, un business en essor
> L’agrégation, un choix controversé
  Entreprises
> L’OCP «Market maker»
> Le Technopark se régionalise
> Une libéralisation inachevée
> Nouvelle offensive de Finatech
> A quand les parcs logistiques?
  Dossier
> L’AMO, cinq ans après...
> La nécessité d’une réforme
> Un système à double vitesse
 

Les récentes sorties médiatiques d’Abdelali Benamour m’ont poussé à réfléchir à toutes ces instances de contrôle, de régulation et de moralisation de la vie publique qui peinent à jouer pleinement leur rôle. Voilà un Monsieur reconnu pour son sérieux, son engagement politique et son parcours professionnel, qui déplore que les prérogatives de l’institution qu’il préside depuis quelques mois ne lui permettent d’accomplir sa mission de bout en bout.

Notons au passage que la mission du Conseil de la Concurrence est de protéger, en premier lieu, le consommateur avec un objectif ultime : sauvegarder l’ordre public économique. L’avantage d’un tel organe, pour un pays en développement est que lorsqu’il jouit d’une pleine autonomie, il peut avoir des effets miraculeux sur l’économie.
Grâce à une bonne régulation de la concurrence, l’Etat peut, par exemple, agir sur le coût de la vie sans pour autant toucher aux salaires. C’est quelque chose que beaucoup de pays développés ont compris, et plus ils la pratiquent, plus ils en tirent bénéfice (…) En stimulant une concurrence saine dans un secteur donné, l’Etat poussera les prix vers le bas et augmentera de facto le pouvoir d’achat! A la seule condition d’accepter de concéder au Conseil sa souveraineté sur la concurrence. Cette notion macro économique, Abdelali Benamour l’a comprise, mais réussira t-il à convaincre nos gouvernants de son fondement?
En refusant de céder les rênes de la régulation du champ économique et de la concurrence, le gouvernement confirme qu’il s’accroche à de vieux clichés. Il craint qu’une concurrence intense n’enclenche une productivité économique qui mènerait à des pertes d’emplois.
Il n’en est rien! En 2002, l’OCDE avait publié une importante étude qui faisait le point sur les réformes entreprises dans les années 80 et 90, dans des secteurs comme les télécoms. Elle concluait que la libre concurrence avait augmenté le taux d’emploi dans les pays de l’OCDE de 2,5%, grâce à un triple effet : compétitivité, augmentation de la demande,et développement de métiers connexes.

Mais des instances comme celle de la concurrence, le Maroc en a une poignée. A quoi servent-elles ? Pour l’instant, à pas grand-chose sinon à occuper un espace institutionnel. Mais en toute logique, il faut reconnaître que la démarche de moralisation de la vie publique et économique est un processus qui peut s’inscrire sur des décennies. Et comme disent certains, il faut donner du temps au temps.

En attendant une maturité des institutions, le manque de transparence et de communication sur les actions concrètes menées par ces organes risque de nuire à leur crédibilité sur le long terme.
D’ores et déjà, l’opinion publique a une mauvaise image de ces organes. Leurs actions sont perçues comme une chasse aux sorcières et souvent assimilées à des scandales dont on ne voit pas le bout.
La Cour des Comptes, l’Instance Centrale de la Prévention de la Corruption, Diwan Al Madhalim, et le plus ancien des organes, l’Inspection Générale des Finances, tous donnent l’impression qu’ils sont là pour remuer des dossiers et surtout moraliser. Aucune sanction n’a encore été prise, par exemple, à l’encontre d’individus qui ont été suspectés d’actes de corruption ou de détournement de deniers publics. Beaucoup de mystères entoure ces organes, tous conçus par le défunt Abdessadek Rabie qui, comme tout le monde sait, était le gardien du temple de la souveraineté de l’Etat sur les dossiers touchant à la vie publique.

Aujourd’hui, le débat qu’a ouvert Benamour ne concerne pas uniquement le Conseil de la Concurrence, mais tous les organes de régulations. Le Maroc ne peut qu’en sortir gagnant.

  Hassan M. Alaoui
 
 
 
 
  Edito
Amnistie fiscale
Le Maroc se trouve face à un défi historique avec la crise de liquidité. Comment va-t-il mobiliser les fonds, nécessaires à la continuité de son développement et… au plus vite ?...
Nadia Lamlili
 
 
 
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