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EconomieLe Maroc à la conquête de la City
   
 Sommaire
  Edito
> La folie des grandeurs
  Point de vue
> Une phase curative
  Enquête
> Qui financera les grands projets?
> L’Etat et le Fonds Hassan II manquent d’argent
> Les banques mises à rude épreuve
  Economie
> Les fonds touristiques se sont multipliés au Maroc. Mais ils sont de petite taille et manquent de financement. Pour optimiser leur action et pouvoir se recentrer sur leur métier de base, ils sont appelés à se regrouper.
> Coup de pouce diplomatique!
> La relance à nouveau !
> Les marinas, un business en essor
> L’agrégation, un choix controversé
  Entreprises
> L’OCP «Market maker»
> Le Technopark se régionalise
> Une libéralisation inachevée
> Nouvelle offensive de Finatech
> A quand les parcs logistiques?
  Dossier
> L’AMO, cinq ans après...
> La nécessité d’une réforme
> Un système à double vitesse
 
«Londres demeure incontestablement un centre d’affaires international qui cherche de nouvelles opportunités», déclare d’emblée Lord Davies of Abersoch, Secrétaire d’Etat anglais chargé de l’Industrie, du commerce et des petites entreprises. D’ailleurs, le Maroc a bien reçu le message. Ainsi, à travers le Morocco’s Annual Invesment Conference, organisée par l’ambassade du Maroc au Royaume Uni, en collaboration avec l’Association Marocaine de Développement des Investissements (AMDI), le royaume chérifien a tenté de présenter son nouveau visage et toutes les opportunités d’affaires qui s’y présentent. L’objectif derrière cet événement est de «permettre au Maroc d’être sur la carte du business mondial», comme le souligne Chrifa Lalla Joumala Alaoui, Ambassadrice du Maroc au Royaume Uni, devant une audience composée de plus de 350 personnes.
Un terrain presque vierge
Car «en dehors des partenariats stratégiques, rares sont les investisseurs britanniques qui connaissent le Maroc», déplore Lord Davies of Abersoch, Secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie, du commerce et des petites entreprises. En 2008, les investissements britanniques au Maroc ont totalisé, en tout et pour tout, 1,6 milliard de dirhams. Dérisoire pour un des pays les plus expansionnistes de la planète.
La conférence a connu plus de 150 rendez-vous B to B entre une cinquantaine d’hommes d’affaires marocains et leurs homologues britanniques. «L’événement a consolidé nos liens avec les britanniques», déclare fièrement Fathallah Sijilmassi, directeur général de l’AMDI. Les entretiens d’affaires ont porté sur plusieurs secteurs. D’ailleurs, des investisseurs italiens se sont déplacés spécialement à Londres pour prendre connaissance des opportunités dans l’agroalimentaire. Les contacts ont bel et bien été établis, même si on ne connaît pas encore la nature des contrats et l’identité des partenaires. Même le sport et les loisirs ont été abordés, puisque des investisseurs britanniques sont en discussion avec le ministère des sports et celui du tourisme pour un projet d’académie de sport dans la région d’Agadir. Cependant, l’attention s’est focalisée sur les énergies renouvelables et la finance. L’engouement pour le secteur énergétique fait suite à l’annonce du programme de l’énergie solaire. Mais aussi parce que l’économie britannique est fortement orientée vers ce secteur. Pour le secteur financier, l’enjeu est de profiter de l’expertise de Londres. Il y a eu un échange important entre les différents fonds d’investissement installés à la City et les banques et sociétés financières marocaines. Mais le plus important est d’établir la confiance. Et c’est cette confiance que Salah-Eddine Mezouar, Ministre des Finances, accompagné des ténors du secteur financier marocain, ont tenté d’instaurer dans un exercice qui s’est avéré être difficile. Car certaines insuffisances ont été soulevées par l’audience, comme le retard de notre place en terme de produits financiers innovants, le manque de transparence, le frein de la langue… «Le Maroc ne doit pas rester figé sur les solutions classiques telles que le financement public ou l’emprunt bancaire. La City peut apporter son concours dans le développement des produits structurés», propose Sir Stephen Wright, directeur exécutif de l’International Financial Services London. D’ailleurs, la bourse de Casablanca est en négociation avancée avec la société Footsie pour l’instauration d’un indice Footsie Maroc des valeurs les plus liquides.
Pour le Maroc, le marché britannique est une niche qui lui permettra de se diversifier et de réduire le gap entre ses collaborateurs historiques (France, Espagne) et le reste des partenaires.
  Hayat Gharbaoui
 
 
 
 
  Edito
Amnistie fiscale
Le Maroc se trouve face à un défi historique avec la crise de liquidité. Comment va-t-il mobiliser les fonds, nécessaires à la continuité de son développement et… au plus vite ?...
Nadia Lamlili
 
 
 
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