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DossierL’Etat garde le cap de l’investissement
   
 Sommaire
  Edito
> La folie des grandeurs
  Point de vue
> Une phase curative
  Enquête
> Qui financera les grands projets?
> L’Etat et le Fonds Hassan II manquent d’argent
> Les banques mises à rude épreuve
  Economie
> Les fonds touristiques se sont multipliés au Maroc. Mais ils sont de petite taille et manquent de financement. Pour optimiser leur action et pouvoir se recentrer sur leur métier de base, ils sont appelés à se regrouper.
> Coup de pouce diplomatique!
> La relance à nouveau !
> Les marinas, un business en essor
> L’agrégation, un choix controversé
  Entreprises
> L’OCP «Market maker»
> Le Technopark se régionalise
> Une libéralisation inachevée
> Nouvelle offensive de Finatech
> A quand les parcs logistiques?
  Dossier
> L’AMO, cinq ans après...
> La nécessité d’une réforme
> Un système à double vitesse
 

Le gouvernement a une lourde tâche. L’enjeu est de maintenir un certain niveau de dynamisme qui permettra à l’économie marocaine de réaliser une bonne croissance et surtout de saisir toutes les opportunités de reprise. C’est ainsi que les crédits ouverts au titre de l’investissement public ont augmenté de 20,4% pour atteindre 163 milliards de dirhams. Sur cette somme, 110 milliards de dirhams seront engagés par les établissements publics et le reste, soit 53 milliards de dirhams, sera pris en charge par le Budget de l’Etat. La finalité est «d’orienter l’investissement public vers l’accompagnement des politiques sectorielles, accélérer les grands chantiers d’infrastructures et améliorer les équilibres régionaux», assure Salah-Eddine Mezouar, Ministre des Finances. La charge a été partagée entre le budget général de l’Etat, les comptes spéciaux du Trésor, les SEGMA, les collectivités locales et les entreprises publiques. Bien que cela rende la traçabilité et le suivi des investissements plus difficile.

Le Maroc en chantier
L’enjeu est de taille quand on aligne les dizaines de milliards de dirhams que nécessiteront les stratégies sectorielles lancées. Ainsi, presque tous les départements ministériels ont vu leur budget augmenter. Pour ne citer que les plus importants, le Plan Maroc Vert, à titre d’exemple, accapare 5,2 milliards de dirhams pour le développement de l’agriculture à forte valeur ajoutée et la mise à niveau solidaire du tissu productif. Halieutis, le nouveau plan de pêche d’Akhennouch, devra se contenter d’un Budget d’investissement de 570 millions de dirhams comme budget de démarrage en attendant qu’il atteigne une meilleure visibilité. Pour le Pacte Emergence, 1,95 milliards de dirhams ont été réservés pour la création de Plateformes Industrielles Intégrées, la réalisation de parcs industriels, la Promotion de l’investissement privé… Le secteur de la Santé, pour sa part, a raflé 11 milliards de dirhams. But : faire face aux différents problèmes dont souffre le secteur. Mais le gros lot a été remporté par le secteur de l’éducation avec 51 milliards de dirhams.

Levée de fonds à l’international
Si l’Etat s’engage à couvrir 53 milliards de dirhams de ce plan d’investissements, où ira-t-il chercher les 110 milliards restants? Salah-Eddine Mezouar, Ministre de l’Economie et des Finances, a affirmé que 60% ou plus de ce montant feront l’objet d’emprunts au niveau des institutions financières mondiales comme le FMI. Les vannes de l’investissement ne resteront pas ouvertes sans conditions. Un dead-line a été fixé pour l’exécution de chaque projet. «Le taux d’exécution des dépenses d’investissement ne cesse de s’améliorer d’année en année. A fin septembre 2009, le taux d’engagement est à 78 % et le taux d’émission à 54%», déclare fièrement l’argentier du Royaume. Autant dire que le Maroc a encore du chemin à faire.

 
 
 
 
 
  Edito
Amnistie fiscale
Le Maroc se trouve face à un défi historique avec la crise de liquidité. Comment va-t-il mobiliser les fonds, nécessaires à la continuité de son développement et… au plus vite ?...
Nadia Lamlili
 
 
 
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