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Après le rachat de la société de charcuterie Banchereau Maroc, le holding Atlas Zalagh, produit du récent rapprochement entre les deux groupes Atzal et Zalagh Holding, se focalise sur sa stratégie de développement et se lance dans un processus d’intégration complète de sa chaîne de valeur. Le groupe se veut le premier groupe marocain totalement intégré dans le secteur avicole national. «Le rachat de Banchereau fait partie intégrante de notre stratégie. Cette acquisition nous a permis d’augmenter rapidement nos capacités de production à travers un outil de production aux normes européennes», explique Mounia Laabi, administrateur du groupe. En fait, le rapprochement d’Atzal et de Zalagh Holding s’est concrétisé en juillet 2009 après un long processus de discussion. C’est un rapprochement qui concerne deux groupes historiquement établis dans la filière avicole depuis les années 70. Les deux groupes opèrent dans tous les maillons de la chaîne avicole, du négoce de céréales, à la transformation et la distribution de produits de charcuterie, en passant par l’alimentation animale, l’accouvage et l’élevage.
Un plan d’expansion
Partant de là, la nouvelle entité s’est fixée trois objectifs majeurs de développement. Le premier concerne la consolidation des acquis des deux groupes pour atteindre une taille significative sur le marché. «En effet, avec ce rapprochement, le groupe Atzal devient un acteur de référence sur toute la filière avicole au Maroc», assure l’administrateur du groupe.
Le holding Atzal veut réaliser un grand nombre de synergies clairement identifiées. Il les qualifie à la fois de synergies industrielles et commerciales. Sans pour autant oublier l’accélération de son programme de développement avec dorénavant une capacité plus importante de mobilisation des ressources. «Nous espérons réaliser toutes les synergies que nous avons identifiées le plus rapidement possible et consolider notre position dans le secteur avicole, et surtout sur le marché de la charcuterie», précise Mounia Laâbi.
Un marché concurrentiel
Aujourd’hui, le secteur de la charcuterie ne compte plus que quatre opérateurs structurés, à savoir Sapak (fabricant de la marque Koutoubia), Atzal Holding, groupe Lâalej et Foodis (marque Nadra) qui se partagent un marché de 600 millions de dirhams.
Avec cette nouvelle reconfiguration du marché, le Holding Atzal occupe désormais la première place dans le pôle de l’abattage et des aliments de volaille. En revanche, sur le marché de la charcuterie, le nouveau groupe contrôle 25% du marché, contre 70% pour Sapak. Quand aux deux autres opérateurs, ils se partagent les 5% des parts de marché restantes.
«Le marché de la charcuterie est un marché en croissance au Maroc et il y a de la place pour tous les intervenants de qualité. Nous comptons poursuivre notre développement en proposant des produits accessibles et de qualité aux consommateurs marocains», explique Atzal Holding.
Développement du pôle charcuterie
Le holding ne manque pas d’afficher ses ambitions. Il compte réaliser un programme d’investissement estimé a près de 600 millions de dirhams sur les trois prochaines années. Afin de réussir son processus d’intégration complète, le programme s’articule autour de nombreux projets à tous les niveaux de la chaîne de valeur, donnant ainsi une grande importance au pôle de l’abattage et charcuterie.
En fait, c’est un pôle qui repose sur trois unités de production autour de Casablanca. Ces unités qui sont Mavi, Eldin et Banchereau (nouvellement acquise par le Groupe, en avril 2009) sont récentes et conformes aux standards internationaux.
Les produits de ce pôle sont actuellement commercialisés sous les marques Dindy et Mavi.
Le sort des produits Calida fabriqués par la marque Banchereau n’est pas encore fixé. Le Holding se donne encore le temps d’étudier toutes les éventualités de reprise ou de retirement de la marque du marché de la charcuterie. A noter qu’ Atzal Holding est présent sur le marché de la viande de dinde, de poulet et de la charcuterie de volailles (mortadelles, jambons de dindes…). Par ailleurs, conscient de la concurrence présente sur le pôle de l’abattage et charcuterie, Atzal mise sur une stratégie industrielle basée sur la rationalisation des outils de production avec un double objectif de compétitivité et de qualité. Le but étant de consolider sa position sur le marché national.
Le holding envisage, dans le même sens, de ficeler son programme d’innovation de produits, en lançant, à l’avenir, de nouveaux produits adaptés aux habitudes et aux besoins de la consommation marocaine.
Et ce n’est pas fini pour le holding puisqu’il a l’intention de conquérir l’international. L’activité export est appelée à monter en puissance. Un nouveau challenge s’annonce.