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DossierL’ONMT enrôle les conseillers économiques
   
 Sommaire
  Edito
> La folie des grandeurs
  Point de vue
> Une phase curative
  Enquête
> Qui financera les grands projets?
> L’Etat et le Fonds Hassan II manquent d’argent
> Les banques mises à rude épreuve
  Economie
> Les fonds touristiques se sont multipliés au Maroc. Mais ils sont de petite taille et manquent de financement. Pour optimiser leur action et pouvoir se recentrer sur leur métier de base, ils sont appelés à se regrouper.
> Coup de pouce diplomatique!
> La relance à nouveau !
> Les marinas, un business en essor
> L’agrégation, un choix controversé
  Entreprises
> L’OCP «Market maker»
> Le Technopark se régionalise
> Une libéralisation inachevée
> Nouvelle offensive de Finatech
> A quand les parcs logistiques?
  Dossier
> L’AMO, cinq ans après...
> La nécessité d’une réforme
> Un système à double vitesse
 

Pour bénéficier de l’aide des conseillers économiques, l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) a été le premier institutionnel à signer un accord avec le ministère des Affaires Etrangères. L’Office a ainsi «enrôlé» ces conseillers, pour promouvoir la destination Maroc, notamment dans les pays où l’Office ne dispose pas de délégation. «S’ils reçoivent une demande de tours opérateurs étrangers, ils la transmettent à l’Office», indique Abdelhamid Addou, directeur général de l’ONMT. Le conseiller établit ainsi un premier contact avec l’opérateur intéressé, en lui donnant les premiers éléments de réponse. S’il s’avère qu’il y a un réel intérêt, l’ONMT dépêche alors un de ses délégués, pour conclure.
Ce processus trouve tout son intérêt dans les continents, où le Maroc ne dispose pas de relais pour promouvoir ses destinations touristiques (l’exemple de l’Amérique du sud). «Nous envoyons toute la documentation possible (brochures, CD…) aux ambassades pour participer à des foires culturelles, pour prospecter dans des magazines économiques…En somme, parler et promouvoir la destination du Maroc», souligne le directeur général de l’ONMT. A noter que l’Office est présent dans 15 pays: Amérique du Nord (Montréal et New York), Europe (Paris, Londres, Milan, Düsseldorf, Stockholm, Madrid, Vienne, Moscou…) et en Asie (Pékin, Dubaï…). Le Maroc n’est, en revanche, pas représenté en Europe de l’Est (Hongrie, Tchéquie) et dans les pays scandinaves (Danemark…). Pourtant, ces pays envoient de petits contingents de touristes «mais nous n’y avons pas de relais suffisants», indique-t-on du côté de l’Office. D’où le rôle des conseillers économiques, véritables relais. «Ce que nous avons signé avec le ministère des Affaires Etrangères n’est qu’un début. Avant, il n’y avait quasiment aucun contact. Maintenant, cela commence à prendre forme. Aujourd’hui, nous sollicitons clairement les conseillers économiques», soutient Addou.
Veille concurrentielle
Dans sa stratégie de promotion, l’ONMT s’adresse à deux cibles. D’une part, les professionnels (agences de voyage, agents de voyage, tour-opérateurs, compagnies aériennes…) et d’autre part, le touriste final. «Ces deux cibles sont bien identifiées et nous savons comment communiquer avec elles. En revanche, ce n’est pas notre rôle de parler aux investisseurs, rôle qui incombe plutôt à l’AMDI», explique Abdelhamid Addou. Dans sa stratégie de promotion, l’ONMT compte beaucoup sur les conseillers économiques des ambassades «pour écouter le marché et faire remonter les informations concurrentielles». Cette veille concurrentielle est considérée comme «très importante» pour les équipes de Addou. «Savoir ce que fait l’égyptien ou le tunisien dans les marchés où nous ne sommes pas présents est primordial», explique-t-on.

Un plan d’action pour 2010
Pour l’année en cours, l’une des priorités de la stratégie de promotion de l’ONMT est de redéfinir l’offre balnéaire du Maroc. Auparavant, le Maroc ne disposait que d’une seule station, Agadir en l’occurrence. Valeur aujourd’hui, on compte deux autres: Saïdia et Mazagan. Mogador, quant à elle, ouvrira courant 2010. A en croire une source officielle de l’ONMT, repositionner l’offre balnéaire du Maroc est la priorité de l’Office pour les six prochains mois. Pour ce faire, la direction générale de l’ONMT a bien fait comprendre au ministère des Finances que, pour faire de la promotion, il faudra davantage ouvrir le robinet du financement. Au milieu de l’année dernière, dans un contexte où la crise économique battait son plein, les équipes de Addou ont exposé à l’argentier du Royaume une problématique en trois parties. D’abord, le fait que notre pays souffre d’un déficit d’image dans des pays qui sont des bassins émetteurs importants, tels l’Angleterre et l’Allemagne. Certes, nous sommes visuellement très présents en France, mais pas suffisamment dans ces pays. L’ONMT avançait l’argument de l’insuffisance des budgets. Ensuite, la crise qui étouffe la ville de Marrakech. Surtout avec l’avènement des nouvelles capacités d’accueil et enfin, le message promotionnel de l’offre balnéaire qu’il faudra revoir de fond en comble.
Ainsi exposée, la stratégie de l’ONMT a pu convaincre le ministère des Finances qui lui a octroyé une rallonge supplémentaire, allant du mois d’août 2009 à juin 2010. Une rallonge de l’ordre de 300 millions de dirhams (budget initial: 500 millions de dirhams). Cette enveloppe aurait permis de mieux communiquer au niveau de l’Allemagne et l’Angleterre, mais aussi au niveau des pays de l’Europe de l’est. «Nous avons aussi lancé une vraie campagne pour la ville de Marrakech. La preuve, c’est que la ville était en croissance négative, jusqu’au lancement de la campagne. Après septembre, la tendance a changé et la ville a pu se rattraper pour sauver l’année», explique Abdelhamid Addou.

2010: une année difficile?
«2010 sera encore une année difficile pour le tourisme national». Ce constat n’émane pas d’un professionnel du tourisme mais d’un institutionnel, le directeur général de l’ONMT. Selon Addou, il est clair qu’aujourd’hui, la crise n’est pas encore finie. «Refaire ce qu’on a fait en 2009 sera difficile. Mais on garde le cap, pour faire autant, sinon plus», indique-t-il. Ses équipes tablent ainsi sur de nouvelles poches de croissance, surtout au niveau des régions. Par exemple, en Angleterre, le Maroc est présent à Londres, mais il demeure absent dans les régions de Newcastle, Birmingham… sur lesquelles nous n’avons pas encore suffisamment de lignes aériennes. Autrement dit, les bassins émetteurs initiaux, que sont les capitales, deviennent «plus difficiles», car il y sévit une grande concurrence. Mais, au niveau des régions, il y a encore beaucoup à tirer, au niveau des principaux marchés

 
 
 
 
 
  Edito
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Le Maroc se trouve face à un défi historique avec la crise de liquidité. Comment va-t-il mobiliser les fonds, nécessaires à la continuité de son développement et… au plus vite ?...
Nadia Lamlili
 
 
 
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