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DossierL’AMDI s’internationalise
   
 Sommaire
  Edito
> La folie des grandeurs
  Point de vue
> Une phase curative
  Enquête
> Qui financera les grands projets?
> L’Etat et le Fonds Hassan II manquent d’argent
> Les banques mises à rude épreuve
  Economie
> Les fonds touristiques se sont multipliés au Maroc. Mais ils sont de petite taille et manquent de financement. Pour optimiser leur action et pouvoir se recentrer sur leur métier de base, ils sont appelés à se regrouper.
> Coup de pouce diplomatique!
> La relance à nouveau !
> Les marinas, un business en essor
> L’agrégation, un choix controversé
  Entreprises
> L’OCP «Market maker»
> Le Technopark se régionalise
> Une libéralisation inachevée
> Nouvelle offensive de Finatech
> A quand les parcs logistiques?
  Dossier
> L’AMO, cinq ans après...
> La nécessité d’une réforme
> Un système à double vitesse
 

En 2009, le Maroc a été classé à la dixième position parmi les pays récipiendaires des investissements étrangers. Derrière l’Egypte et la Tunisie, nos concurrents directs. En cause, la baisse des IDE (investissements directs étrangers) au Maroc, de l’ordre de 30% durant la même année. Un classement qui désavantage le royaume, selon le ministère de tutelle. Ahmed Réda Chami, ministre du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles Technologies l’a reconnu, lors de sa dernière sortie médiatique. Le Maroc pècherait, ainsi, par la complexité des procédures administratives et une absence vérifiée sur la carte mondiale des investissements. Il a donc fallu revoir le fonctionnement de la machine. Un processus entamé avec le lancement de la toute nouvelle Agence Marocaine de Développement des Investissements (AMDI), qui a remplacé la défunte Direction des Investissements, rattachée à la primature. L’AMDI, elle, relève du département de Chami. Ce dernier a dû faire appel à un ex-ambassadeur, rompu au lobbying international, pour rempiler à la tête de la nouvelle agence des investissements. Cet homme n’est autre que Fathallah Sijelmassi, ex-ambassadeur du Maroc à Paris, qui a pris ses fonctions il y a un an. Cet ancien cadre du ministère, chargé du Commerce Extérieur, aura la lourde tâche de composer avec tout ce beau monde, pour «démarcher» des investisseurs et promouvoir la destination Maroc. Pour cela, il devra faire appel à ses talents de diplomate (ambassadeur du Maroc en France de 2004 à 2009 et auprès des Communautés Européennes de 2003 à 2004) et d’économiste (docteur en sciences économiques).

Le plan de bataille de Sijelmassi
Sijelmassi a largement eu le temps de prendre ses marques… et d’élaborer un plan d’actions. Celui-ci a été adopté lors du dernier conseil d’administration de l’AMDI, en décembre dernier. Ce plan regroupe un ensemble de mesures pour renforcer l’attractivité du Maroc. Grosso-modo, l’on pourrait les regrouper autour de trois grands axes. Comme contenu dans l’étude Chami sur l’attractivité du Maroc, il est ainsi question de simplifier les procédures de traitement des dossiers d’investissement soumis à la commission des investissements. Ensuite, le plan prévoit la contribution de l’AMDI dans la refonte de la Charte de l’investissement. Enfin, la mise en place d’une stratégie de communication, dédiée à la promotion des réformes liées au monde des affaires.
C’est dans ce sens que l’AMDI compte déployer plusieurs de ses représentants aux côtés des conseillers économiques des ambassades. Il s’agit de quatre représentants, qui seront installés en France, en Espagne, en Italie et en Royaume-Uni. L’AMDI se fera, de plus, représenter en Allemagne et aux Etats-Unis, par le biais d’agents. A en croire le tout nouveau directeur général de l’AMDI, ces quatre représentants sont des experts sectoriels, qui défendront l’offre Maroc pour l’investissement, dans les pays où ils agissent.

Revoir les incitations à l’investissement
L’AMDI ne va ainsi plus se limiter à valider les projets d’investissement au Maroc. Il s’agira, pour elle, d’aller chercher ces investissements à l’international et faire du «démarchage». Selon des sources internes à l’AMDI et au-delà de la version officielle de la stratégie, le nouveau patron entend d’abord s’attaquer, en premier lieu, aux bénéfices accordés aux investisseurs, plus particulièrement les exonérations fiscales. Un sujet qui mérite beaucoup de réflexion. Le Maroc a, en effet, signé un accord de libre-échange avec l’Union européenne. D’ici 2012, les droits d’importation passeront à 0%. On ne peut donc plus parler d’exonérations de ce genre accordées aux investisseurs. Il s’agira, ainsi, de revoir de fond en comble le système mis en place, pour trouver de nouvelles incitations.
L’autre volet, auquel veut s’attaquer le nouveau directeur de l’AMDI, est le renforcement des PME dans le processus d’investissement. On parle même d’avantages qui seraient accordés au profit des PME. Un objectif annoncé par Sijelmassi, il y a une année mais qui, au final, n’a pas été mentionné dans le plan d’actions.
Les équipes de Sijelmassi assureront ainsi, à partir de cette année, une sorte de veille, quant au suivi des réalisations des projets d’investissement en cours. «Il faudra s’assurer que les projets conventionnés soient réalisés dans les délais. Ce suivi concernera l’Etat et le promoteur. Chacun doit respecter ses engagements. Un rapport sera régulièrement soumis au Premier ministre», indique ce responsable de l’Agence. Rappelons, toutefois, que l’AMDI, selon son texte de création, relèvera désormais du ministère en charge de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies, contrairement à la défunte Direction des investissements, sous la tutelle de la primature.

 
 
 
 
 
  Edito
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