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Contribution ou confiscation ?

12/2017 • EnquetesCommentaires fermés sur Contribution ou confiscation ?0

Le Maroc doit adapter sa fiscalité locale aux enjeux territoriaux. Dans le contexte dans lequel évoluent les régions, il importe aux décideurs publics de veiller à accentuer l’attractivité des territoires et de choisir (ou pas) d’inclure les acteurs privés dans leur champs de réflexion… Mais en attendant, la sphère privée s’invite volontiers dans les débats. Et pour cause, plusieurs patrons ont profité du road-show régional des 500 pour adresser des critiques extrêmement sévères à l’égard de l’administration. On évoque, urbi et orbi, un système rébarbatif, indifférent aux doléances du chef d’entreprise. «Avec son coût exorbitant dans les dépenses de l’Etat et sa productivité non efficiente, l’administration constitue un sérieux frein au développement, au point d’avoir des effets de ralentissement sur la croissance», s’indigne Abdellah Boukhari, président de l’association des fiduciaires du Nord. Ce constat rejoint le rapport-synthèse sur le «système de la fonction publique» publié par la Cour des comptes en octobre dernier, qui souligne que le royaume s’offre une fonction publique qui dépasse les moyens de son économie et que l’amélioration substantielle des revenus des fonctionnaires ne se traduit pas forcément par une amélioration de la perception de l’administration chez le citoyen. Mais s’il y a un sujet qui a monopolisé l’attention des patrons, lors de cette tournée régionale, c’est bien celui de la fiscalité. Sur leur visage, un regard las de toute les promesses non tenues qui font que la fiscalité au Maroc a perdu son rôle de vecteur de croissance pour ne plus être qu’un instrument purement budgétaire, dont la fonction n’est autre que le renflouement des caisses de l’Etat. Si la fiscalité est un instrument de politique économique qui permet aux décideurs publics de disposer de ressources financières nécessaires à la couverture des dépenses publiques, il y a un consentement collectif du côté du patronat pour dire que la fiscalité locale est gravement déséquilibrée.

Des enjeux aux multiples facettes

Le développement régional est tributaire de la bonne allocation des ressources financières. Cette mobilisation efficiente des fonds publics constitue d’ailleurs l’une des principales revendications des présidents des régions. Le chef du gouvernement a rappelé que la part des recettes de l’IS et de l’IR transférée aux régions passera de 3% cette année à 4% en 2018. Sur le terrain, …

Par Ayoub Ibnoulfassih

Vous pouvez lire la suite de l’article dans le numéro 209 d’Economie & Entreprises actuellement en kiosque.

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