karim hajji

«Je ne peux m’engager sur des chiffres»

05/2018 • EnquetesCommentaires fermés sur «Je ne peux m’engager sur des chiffres»0

Le nombre d’IPO trahit le retard dans la transformation du marché. Karim Hajji, DG de l’institution, en livre les raisons.

Près de 8 ans à la tête de la Bourse, quels enseignements tirez-vous de votre expérience?
Le bilan, il faut le lire à la lumière de tout l’écosystème. A notre niveau, nous avons réalisé beaucoup de choses positives. Sous ma houlette, je rappelle que nous avons mis en place le programme Elite qui compte à présent 48 entreprises, qui en est à sa 4e promotion, et que nous déployons par ailleurs en Afrique. Nous avons mis en place une plateforme Trading qui fait partie des meilleures qui existent au monde et le renforcement des liens avec London Stock Exchange Group pour assurer le financement des PME. La Bourse a pu se hisser au rang de deuxième capitalisation à l’échelle du continent, ce qui n’était pas le cas avant que j’en assure la direction. Nous avons également eu de belles introductions à l’image de Taqa, Marsa Maroc, Dar Saada ou encore Total…

Pas si reluisant que cela le bilan des IPO. Il était pourtant question d’atteindre la barre des 150 sociétés cotées, alors que l’on en compte 75 actuellement…
Le cap des 150 entreprises cotées qu’on s’était fixé en 2009 s’est avéré, après coup, un peu trop ambitieux. Que voulez-vous que je vous dise, ces objectifs ne dépendent pas que de nous, mais… mea culpa. Maintenant, vous ne pouvez pas nous reprocher de nous engager sur des objectifs ambitieux. Par contre, j’insiste: si cet objectif n’est pas atteint, la situation n’est pas totalement désespérée. Une étude du cabinet PwC révèle que sur les 5 dernières années, la BVC occupe la 3e place en Afrique en termes d’introduction en Bourse malgré le peu d’IPO que nous avons connues.


Retrouver l’intégralité de l’article dans le N°214 d’Economie Entreprises (Mai 2018)

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