L'industrie Gagnante

L’industrie gagnante ?

03/2017 • EconomieCommentaires fermés sur L’industrie gagnante ?0

En misant sur la flexibilité du change, les autorités cherchent à mettre en place les conditions d’un nouveau modèle de développement basé sur la croissance de l’offre. Une mesure de long terme qui nécessitera de nombreux ajustements.

La Banque centrale a mis les petits plats dans les grands pour préparer les opérateurs et l’opinion publique à la mesure phare de cette année: la flexibilisation du taux de change. Une réforme du régime qui marque le passage d’un taux de change fixé administrativement par les autorités monétaires et financières à un prix du dirham librement négocié sur le marché des changes selon les mécanismes de l’offre et de la demande. C’est en effet à tambour battant que Bank Al-Maghrib, en partenariat avec le ministère des Finances et l’Office des changes, fait campagne. Rencontres avec la presse et la CGEM, réunions avec les banques et les institutions financières… avec pour seul mot d’ordre: faire de la pédagogie sur l’idée de la réforme tout en gardant le secret sur le calendrier de mise ne place et les aspects techniques. «On est sorti sans informations. Ils ont expliqué pour ne rien dire», s’emporte le très mesuré Hakim Marrakchi, vice-président à la CGEM chargé de la commission internationale, contacté à la sortie de la réunion d’information sur la réforme organisée chez le patronat, le 15 février dernier. Un sentiment qui en dit long sur le niveau de maîtrise de l’information que veut conserver le ministère des Finances et la Banque Centrale sur le dossier. «L’objectif est plus de faire passer la pilule d’une manière indolore que de trop s’étaler sur les détails. C’est l’une des mesures les plus importantes que le pays s’apprête à adopter depuis les vingt dernières années. A mon sens, plus importante même que les accords de libre-échanges», décrypte Benmalek Benabdeljalil, directeur général de BMCE Capital Market.

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