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Mustapha Bakkoury|Président du Directoire de Masen

01/2014 • InterviewCommentaire (0)0

«Nous vendons avec un gap qui va se réduire avec le temps parce que les prix de l’ONEE vont suivre l’inflation»


Mustapha Bakkoury est sur un projet qui fait la fierté du Maroc: le complexe solaire d’Ouarzazate. Ce dernier étant aujourd’hui sur les rails, l’homme fort de Masen nous livre en exclusivité les clés de son succès. Il revient par là même sur le processus polémiqueux d’attribution de Noor 1, notamment la question du prix. Son argumentaire est implacable

 

Dans le solaire, on parle souvent de coûts. Vous, vous parlez de gains. On sait que le plan solaire marocain va coûter dans les 9 milliards de dollars. Combien estimez-vous qu’il pourrait rapporter?

Il ne va rien coûter, car c’est un investissement et non une dépense budgétaire. Quand je parle d’investissement, je ne parle pas de coût; quand je parle de dépense budgétaire, là je parle de coût, et souvent les décideurs font l’amalgame. Quand j’investis, le montant de l’investissement en lui-même n’est pas pertinent. Un investissement de 100 milliards de dirhams peut être plus pertinent et rapporterait plus qu’une dépense de 100 millions. Et il y a beaucoup de dépense de 10 millions, 50, 100 millions que nous jetons par la fenêtre, car ce ne sont pas des investissements. Par contre, il y a de très gros investissements, mais qui s’autofinancent. Dans le cadre du plan solaire, il s’agit de mobiliser des investissements qui vont au-delà des 9 milliards que vous évoquez parce que notre ambition n’est pas de s’arrêter là. Mais tout en investissant, il est question de mettre en place le modèle économique, de lui permettre de s’autofinancer et même de générer des gains pour l’économie et pour le pays. C’est pourquoi je parle de création et de pérennisation d’un écosystème autour du solaire.

Vous semblez insister sur le caractère propre de la production d’énergie en accompagnement du développement économique. N’est-ce pas un luxe pour un pays qui démarre à peine ce développement?

Moi je pense que considérer la prise en considération du souci de développement durable comme un luxe serait de se condamner, condamner notre pays à renoncer à toute ambition.

Mais ça coûte cher, on a fait nos calculs…

Ce sont vos calculs.

Oui. Nous avons calculé et trouvé que la centrale à charbon Safiec devra générer l’équivalent de 70% de l’objectif de tout le plan solaire en production d’énergie, avec seulement 20% de son coût !

D’abord, dans l’absolu, s’autocensurer et considérer que penser développement durable est un luxe réservé aux pays développés c’est manquer d’ambition et aussi être en contradiction avec quelque chose qu’on a mise en avant…Sur les coûts : il faut faire très attention aux comparaisons. Je ne contredis rien; je parle de la démarche même de comparer. Quand vous me dites 20%, vous me parlez de ce qu’il faut pour construire une centrale de charbon propre versus l’investissement pour une centrale solaire. La problématique est qu’avec la centrale charbon, une fois construite, il faudra acheter du charbon; il faut donc intégrer cela dans les coûts et à un coût qui n’est pas maîtrisable dans le temps vu les fluctuations du prix de cette matière sur les marchés internationaux. Alors que, sur le solaire, une fois qu’on a installé la centrale, je connais mon prix d’électricité sur les 25 à 40 prochaines années. Je dis 25 à 45, car 25 ans c’est en général le terme pour financer une centrale. A la fin de ce cycle, j’ai une centrale qui n’est plus endettée, et qui génère de l’électricité quasi-gratuite sauf peut être le coût du renouvellement de l’infrastructure. En face, une centrale à charbon qui consomme toujours beaucoup de charbon et qu’il faut renouveler à des coûts que je ne connais pas. Pouvez-vous me dire le prix du charbon dans 30 ans? Si  je voulais fixer les prix du charbon aujourd’hui, ça me coûterait les yeux de la tête! Et cet exercice personne ne l’a fait encore. Essayez juste de trouver quelqu’un qui vous garantit le prix du charbon sur les marchés internationaux sur 20, 30 ans… Il faut rajouter à cela que, de plus en plus, les pays ont du mal à financer des projets du charbon. Je donne l’exemple de l’Afrique du Sud qui, il y 2-3 ans, avait trouvé les pires des difficultés à boucler le financement d’une centrale de charbon propre. Parce que les institutions financières internationales sont de plus en plus réticentes à financer ce type de projets. Les sud-africains ont finalement bouclé leur financement, mais avec la  condition de développer le solaire.

Malheureusement qu’on ne pourra pas leur en vendre…

Ils sont loin, mais cela dit, ils sont venus nous voir pour un échange d’expertise.

Vous avez évoqué la décrue des prix des technologies du solaire comme étant un atout de la stratégie marocaine. Etant donné que vous avez déjà acheté aux prix d’aujourd’hui en quoi une baisse à terme peut être positive pour vous?

Ce qui est important, c’est de dire je vais faire ce choix pour telle et telle raison. Contrairement au Maroc, beaucoup de pays se sont lancés dans le solaire juste histoire d’essayer, puis ça a pris de l’ampleur et parfois ça les a dépassé. Dans le cas de notre pays, nous avons mis en place une stratégie avec des objectifs et on sait pourquoi on le fait. On ne s’est pas retrouvés à le faire et après à se dire mais comment on va gérer. Ce qui est le cas de tous les pays européens qui pour gérer la situation mettent en place des mécanismes qui sont parfois des usines à gaz et qui se révèlent très coûteux. Coûteux, non pas parce que les technologies sont coûteuses mais car que le système mis en place est coûteux, avec des subventions à droite et à gauche. Au Maroc, on a dit on veut faire le solaire, voilà pourquoi. C’est la première étape. La deuxième étape est qu’il faut le faire dans les meilleures conditions possibles. Cela signifie générer de l’électricité utile, qui a la meilleure utilité par rapport à nos besoins.

Qu’entendez-vous par utilité?

Il s’agit de dire, il ne suffit pas de faire du solaire mais réaliser des projets d’électricité d’origine solaire pour faire face à des besoins qui ont un profil et des caractéristiques. Il faut que je génère de l’électricité qui corresponde à mes besoins à la fois en quantité, en intégration et en capacité de dispatchabilité dans le réseau et aussi en termes de période de consommation. Définir tout cela a nécessité beaucoup d’effort et de travail. On ne l’a fait pas tout seul mais avec l’ONEE, le gestionnaire du réseau. Une fois que nous avons fait ce travail, on s’est demandé quelles sont les technologies qui peuvent répondre à ce profil particulier. Il se peut qu’on  vienne nous proposer de l’électricité à 80 centimes mais si on me la produit à un moment de la journée où je n’en ai pas besoin, à quoi bon? En somme, le plus important était de dire de quoi j’ai besoin, pour, à partir de là, définir les technologies adéquates. Et dans le faits, on n’a pas répondu à la technologie au début, nous avons bâti un cahier des charges que nous avons élaboré avec l’ONEE.

Orienté vers des technologies quand même… 

Oui, comme conséquence et non pas comme choix. Sachant que sur le plan dans sa globalité nous restons ouverts sur le volet technologique parce que nous allons avoir plus tard à générer de l’électricité avec d’autres technologies pas retenues aujourd’hui comme le photovoltaïque par exemple. Parce que nos besoins évoluent dans le temps.

A combien s’élève la part obligatoire du made in Morocco dans Noor 1?

Il y a 30% minimum de l’investissement qui doivent être réalisés au Maroc. Et dans la réalité, ça va être dépassé. Pour Noor 2, ça va être encore plus, puisque nous allons insérer dans l’appel d’offre  35% d’intégration industrielle.

30% directement sur la technologie solaire?

De l’investissement. Pour les étapes suivantes, pour la même technologie, j’augmente le potentiel puisque entre le premier et le deuxième projet nos entreprises auront appris ou en tout cas se sont intéressées au sujet car il y a des entreprises qui peuvent le faire mais ne savent pas. Parce qu’il y aussi un peu de fantasme et de mystère qui entourent le métier du solaire. Mais dans les faits, il y a des choses qui ne sont pas très difficiles à réaliser. Des entreprises opérant dans la mécanique ou dans l’automobile peuvent parfaitement, moyennant des investissements marginaux, faire du solaire. Nous sommes partis  chez les entreprises, les fédérations, la CGEM, on leur a dit voilà ce que nous avons fait, voilà comment vous pouvez en profiter, maintenant c’est à vous d’agir.

Donc, en fait, ce n’est pas encore aussi concret que cela

Qu’est ce que vous entendez par concret?

L’effet d’attraction, que ça devienne le sujet de tout le monde dans les territoires concernés, un sujet banalisé, dont tout le monde parle au café du coin, on se disant qu’il y a des opportunités à saisir…

C’est déjà le cas aujourd’hui. Nous sommes partis à Ouarzazate pour sensibiliser et intéresser les PME aux opportunités offertes et la dynamique est bien enclenchée…

Donc autant partir investir à Ouarzazate dès aujourd’hui!

Oui. Mais il faut faire vite car le terrain commence déjà à devenir cher…

Vous pariez sur la baisse du prix des technologies, est-ce que vous ne craignez pas qu’il y ait plutôt stagnation?

Aujourd’hui, ce qui est important pour nous c’est de mettre en place les projets, de leur assurer un équilibre et qu’ils fonctionnement bien. Une fois que je fais cela je passe au suivant. Et comme pour toute industrie, les produits du solaire suivent également une courbe dégressive, en fonction des cycles d’innovation et des économies d’échelle. Aujourd’hui, le prix du Kw pour Noor 1 est fixe (1,62 dirhams en heure de pointe) et il ne va pas baisser. Pour les projets suivants, on va essayer de faire en sorte que les prix soient encore plus bas. Et Noor 1 a été pour nous un excellent laboratoire.

Mais il y a les plus gros qui sont sortis du marché

Qui?

Simens…

Elle a vendu son département solaire à quelqu’un d’autre

Slora Millenium…

Son équipe a été reprise par quelqu’un d’autre… Le problème des ces sociétés du solaire, c’est que celles qui ont les technologies sont encore de petites sociétés, donc parfois, elles ont du mal à attendre des commandes. Il arrive qu’ils aient des deal très intéressants où l’on récupère leur activité à des prix très attrayants parfois… Le marché n’est pas suffisamment profond, c’est pourquoi il est important que le solaire se développe partout et qu’il y ait des projets partout…

On dit qu’Acwa Power n’aurait pas pu remporter l’appel d’offres pour Noor 1 s’il n’y avait pas eu l’intervention de l’Etat saoudien?

Acwa n’intervient pas qu’au Maroc. L’entreprise a des projets en Afrique du Sud et en Arabie Saoudite. Mais ce n’est pas à mois d’expliciter leur stratégie. Et puis pour Noor 1, la sélection s’est faite conformément aux seules et uniques règles du marché pur que ce soit pour les saoudiens, les espagnols ou autres.

Mais le prix Acwa est l’un des plus bas sur le marché, et peut-être qu’elle a vendu à perte, d’où l’entrée dans son capital de l’Etat saoudien, 3 mois après avoir remporté le projet Noor 1! 

Sur Noor 1 et les prix… Il faut préciser tout de suite qu’Acwa n’est pas tout seul.

Il y a des espagnols, mais c’est des petites participations et c’est probablement eux qui sont censés apporter le savoir-faire que n’a pas encire Acwa…

Je pense qu’on n’a pas le droit d’émettre des hypothèses qui sèment le doute sans en apporter la preuve. Ce qui se dit est peut être les lectures de gens qui ont perdu pour se justifier

Mais est-ce que le prix n’est pas trop bas par rapport à ce qu’il devrait l’être….

Supposons même qu’il en soit ainsi, quel est le problème…?

Ça risque de décourager les autres pour les prochains projets….

Acwa est candidat pour Noor 2 et Noor 3 et ça n’a pas effrayé les autres. Ils sont également candidats. Et sur la question du nombre, Noor 1 a été l’occasion pour pratiquement tout le secteur pour découvrir notre stratégie et notre modèle. Nous avons fonctionné suivant un processus très professionnel et très claire que tout le monde a salué y compris ceux qui ont perdu. Mieux, certains ont même chiffré la composante du prix qui correspond à la qualité du processus. Celle-ci à permis de le réduire d’un certain pourcentage que je préfère ne pas donner mais nous avons des chiffres. Pour Noor 2 et 3, cette clarté de la démarche a été renforcée. Donc les candidats, quand ils voient les cahiers des charges, ils sont en mesure de se noter et savoir s’ils vont être préqualifiés ou pas. Presque personne n’a été éliminé. C’est un point extrêmement positif pour nous, et pour le marché,  parce que c’est un gage de sérieux. Ce qui aurait pu être inquiétant, c’est que les meilleurs ne viennent pas. Or ce n’est pas le cas aujourd’hui et le Maroc doit s’en féliciter.

Mais le prix de vente n’est-il pas trop cher pour l’ONEE et par extension pour l’utilisateur final?

L’ONEE n’achète pas à ce prix. Et c’est l’originalité du plan marocain. ONEE achète à un prix qui ne lui génère pas d’impact négatif sur sa situation financière qui est le prix du réseau.

Masen vend à perte alors…

Nous vendons avec un gap qui va se réduire avec le temps parce que les prix de l’ONEE vont évoluer en fonction de l’inflation alors que nos prix vont restés fixes. Le coût financier n’est pas supporté par l’ONEE. Nous avons stabilisé la relation avec l’ONEE qui s’est engagé à nous acheter l’énergie que nous allons produire, toute l’énergie, à un prix connu d’avance avant même d’aller aux appels d’offre, qui est le prix du réseau.

Donc, l’ONEE ne gagne rien à la limite

Il ne perd rien surtout. Car il va avoir de la capacité qui ne lui coûte rien, car produite ailleurs. A Masen, on sait qu’on va avoir un gap les premières années. Donc, dès aujourd’hui, je me couvre. A cet effet, nous avons contracté un prêt concessionnel de 200 millions de dollars auprès de la Banque Mondiale pour couvrir les cinq premières années.

Et la Banque Mondiale sait que le prêt va servir à couvrir une vente à perte?

On leur a proposé un schéma innovant, un projet d’avenir et de transition et ils ont adhéré à notre vision.

Comment vous allez faire pour le rembourser?

Je vais vous répondre à deux niveaux. Le premier niveau est celui du projet.  Par l’effet de l’inflation, les prix vont se rencontrer dans 10 ans peut être et lorsque cela arrive mon projet s’équilibre automatiquement. J’ai la garantie de l’Etat, si jamais les échéances tombent et que je n’ai pas de quoi payer, l’Etat payera. Mais je vais peut être ne commencer à payer que dans 20 ans du fait qu’il faut compter le délai de tirage sur ces financement puis un délai de grâce accordé par les bailleurs.

Masen a-t-il vocation à faire des profits?

Il faut qu’elle les fasse.

Quand commenceriez-vous alors à en faire, parce qu’au début vous vendez à perte?

Je ne suis pas pressé. C’est un modèle sur le moyen et long termes.

Vous supportez quels coûts?

30 millions de dirhams annuels environ. Pour les RH, nous sommes une soixantaine de personnes. Le plus gros de nos dépenses est consommé par les études. Masen, est une structure qui fonctionne en mode projets et nous sommes une entreprise dont le coût du fonctionnement reste très faible par rapport aux investissements gérés.

Pouvez-vous nous expliquer le schéma de votre financement et pourquoi ce n’est pas les opérateurs eux-mêmes qui lèvent les crédits pour les projets pour lesquels ils sont adjudicataires?

Le coût de ces projets est très important, d’où le besoin de lever des prêts concessionnels, dont le coût est nettement inférieur à des coûts de prêts classiques. Pour quelqu’un qui veut réduire le coût, il ne peut pas ne pas tenir compte de cela. Masen en l’occurrence se devait de tout faire pour réduire le coût des emprunts notamment. Donc, comme ces fonds concessionnels ne peuvent pas bénéficier directement aux opérateurs, nous les levons et prêtons à la société de projet sous sa garantie et c’est elle qui supporte le risque, c’est-à-dire aujourd’hui Acwa et consorts. En cas de défaillance, les bailleurs de fonds vont s’adresser à l’Etat qui lui s’adresse à Masen qui elle va se retourner vers les entreprises.

Donc, c’est l’Etat qui paye si jamais la société n’est pas en mesure de payer…

Oui mais les sociétés nous ont donné des garanties…

Des garanties réelles?

Oui. A deux niveaux. Pendant la période de construction nous avons des garanties réelles (cautions bancaires, assurances, etc). Après la construction, nous n’avons plus besoin de garantie, parce que nous avons l’électricité qu’on ne payera pas.

On dit qu’on a créé Masen parce qu’ONEE n’avait pas la crédibilité suffisante pour lever des fonds à l’international. Qu’en est-il réellement?

C’est un raisonnement qui ne peut pas tenir. Car, le plan solaire n’a pas l’unique vocation de produire de l’électricité. Il a d’autres objectifs qui ne sont pas dans l’objet social de l’ONEE. Et puis ONEE est actionnaire de Masen et le président du conseil de surveillance est monsieur Al Fassi Fihri et en plus de cela ONEE est notre client.

Vous semblez encore maintenir l’option de l’export vers l’Europe alors que visiblement le Vieux Continent est en surproduction. De plus, on ne semble pas disposer de l’infrastructure permettant d’exporter, sans parler de la législation européenne qui ne favorise pas l’import de ces flux

La situation à laquelle vous faites référence est une situation d’aujourd’hui, et si on veut faire un projet pour l’export il sera prêt dans 5 ans, et la situation dans 5 ans pourra changer…Les besoins de l’Europe à l’horizon 2020 et au-delà militent d’une manière indiscutable pour un besoin réel de capacités du renouvelable en provenance des pays du voisinage. Le Maroc, compte tenu de sa connexion, de son cadre juridique, de stratégie… est bien positionné pour répondre à ces besoins. Le solaire n’est peut être pas une priorité pour tous les pays de l’Europe mais pour des raisons conjoncturelles. Mais ça n’enlève absolument rien à la pertinence stratégique de l’option de l’export et au fait qu’elle va se mettre en place assez rapidement.

C’est-à-dire?

D’ici 2-3 années

Est-ce qu’on peut imaginer l’évolution des missions de Masen vers des centrales de plus petites tailles à défaut d’avoir les moyens de développer à chaque fois des grosses centrales?

Vous savez, le réseau a besoin de grosses capacités; l’ONEE a besoin de 500 MW par an voire plus, toute énergie confondue… Donc, développer de grandes centrales n’est pas un choix, mais une nécessité. Pour voler, on a besoin d’un avion et ce n’est pas le vélo qui pourra le remplacer!

Vous êtes aujourd’hui chef de parti politique, si jamais demain vous êtes Chef du Gouvernement, que feriez-vous pour développer le solaire?

Tous les moyens sont aujourd’hui en place pour que ça se développe; il n’y a pas besoin d’être Chef du Gouvernement pour que ça fonctionne et se développe. .

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