Tous les débats sur le futur projet de régionalisation sont tournés vers la nature des pouvoirs qui seront dévolus aux régions. Or, le projet ne se limite pas à cette question. La régionalisation pose un enjeu de leadership. Qui pilotera la nouvelle architecture, qui sera retenue pour chaque région? Quelle est cette personne qui sera à même d’appliquer le projet régional et de servir, en même temps, de relais avec le pouvoir central?
Le bon sens veut que la régionalisation élargie, sur laquelle planche l’intelligentsia du royaume, aille vers la délégation d’un maximum de pouvoir aux politiques et une limitation des attributions du pouvoir central. Mais, où est cette classe politique qui assumera ce rôle névralgique? Elle est défaillante. Pour utiliser des termes plus sobres, disons qu’elle n’est pas encore prête...
En créant un champion national dans les métiers de l’eau et de l’électricité, l’Etat prend le sens inverse de la libéralisation. Il impose un monopole qui risque de rebuter les investisseurs étrangers.
Les risques liés à l’opération de rapprochement entre l’ONE et l’ONEP sont énormes et les obstacles nombreux. Le gap financier entre les deux offices, le bouclier syndical, la difficulté d’évaluation du patrimoine... Il faudra s’attendre à beaucoup d’arbitrages et de concessions.
Le modèle de rapprochement entre l’ONE et l’ONEP s’achemine vers la création d’un holding. Plusieurs sources parlent d’une fusion progressive, où les deux offices garderont, dans un premier temps, leur autonomie.
L’idée de l’autonomie politique des régions pose le problème de l’autonomie économique. Comment les régions peuvent-elle prétendre à une quelconque autonomie en l’absence de moyens financiers? Le nouveau découpage régional devra prendre en considération avant tout le facteur richesses économiques.
Dans quelques jours, Wana déclinera son offre GSM. Une donne qui devrait profiter au consommateur, au vu de la baisse des tarifs qu’impliquerait l’entrée en jeu de la filiale de l’ONA. Les enjeux concernent aussi la rentabilité des trois opérateurs.
La tarification des ports est un vrai casse-tête chinois. Les coûts d’embarquement, de débarquement ou de transbordement sont soumis à plusieurs variables. A tel point que certains opérateurs estiment que Tanger-Med revient plus cher que les autres ports marocains.
Deux ans après son ouverture, Casanearshore, plate forme dédié aux métiers de l’offshoring, est devenue une ville à part entière. Les premiers couacs de son lancement sont dépassés. Actuellement, la zone offre un cadre de travail moderne.
Lourdement endettée, la maison-mère de la Comanav croule toujours sous les dettes. CMA-CGM ne compterait pas pour autant opérer de changements radicaux dans sa stratégie d’investissement au Maroc.
Le patron de la MAMDA-MCMA détient le record de longévité à la tête d’un organisme public. Une histoire d’influence financière et politique, menée dans la discrétion absolue. Portrait.
En rachetant Archos Conseil, Capital Consulting s’offre les moyens de se positionner comme le 1er cabinet conseil au Maroc. Le groupe fera un CA consolidé de 82 millions de dirhams.
Même en temps de crise, Jet4you continue d’investir et de se développer. Pour étoffer ses parts de marché, elle se lance dans le Tour Operating. Mais, cette fois-ci, c’est la clientèle marocaine qui est visée.
Malgré ses résultats peu reluisants au titre du premier semestre 2009, Involys cartonne en bourse, grâce à l’engouement des investisseurs pour les valeurs technologiques.
Les entreprises marocaines cotées ou non n’ont pas une véritable politique d’implication des salariés dans leur capital. Malgré ses effets bénéfiques sur le développement de l’entreprise, cette politique n’est pas considérée comme un véritable instrument de financement.
Pour assurer sa promotion à l’international, le Maroc semble vouloir fédérer les efforts des différents intervenants institutionnels. Le point nodal serait de réactiver les cellules économiques au niveau des ambassades, en boostant leur expertise et leur action de lobbying.
Le promoteur en chef de la destination Maroc prévoit une année 2010 «difficile». Il entend ainsi continuer l’effort de promotion dans les principaux marchés émetteurs, notamment au niveau des régions. Il compte aussi sur l’aide des conseillers économiques, au niveau des marchés, où l’Office ne dispose pas de délégation.
A une année de sa création, l’Agence marocaine de développement des Investissements se dote d’antennes à l’échelle internationale. Pour son premier plan d’actions, l’agence ambitionne de revoir la charte et les incitations à l’investissement.
La stratégie des relais à l’international a également été adoptée par Maroc Export. Ce dernier compte ouvrir trois antennes à l’étranger. Le renforcement de la collaboration avec les ambassades est également à l’ordre du jour.
Edito
Des débats ô combien stériles !
C’est parti pour une nouvelle vague de débats nationaux. Débat national sur la jeunesse, débat national sur l’environnement…Encore une fois, les décideurs publics veulent organiser des forums régionaux, élargir la concertation sur une grande partie de la population et pouvoir, ainsi, sortir avec des décisions qui émanent de la base.
Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, le dernier grand débat national date de 2004. Il portait sur l’aménagement du territoire. Pendant un an, Mohamed El Yazghi, alors ministre doté de ses pleins pouvoirs, a sillonné le Maroc pour superviser «ce remue-méninges» national.
Le résultat de ce débat fut une charte qui moisit actuellement dans les placards et puis un schéma national de l’aménagement du territoire, un document qui avait coûté à l’époque 6 millions de dirhams, mais qui peine, jusqu’à maintenant, à être appliqué. C’est de lui qu’émane le nouveau plan d’aménagement de Casablanca, signé en grande pompe devant le souverain il y a plus d’un an et qui, comme tout le monde sait, est bloqué dans les rouages administratifs...