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Ligne de Précaution et de Liquidité

Un piège tendu au Maroc?

06/2014 • Economie, en kiosqueCommentaire (0)0

A fin 2013, la LPL a coûté près de 207 millions de dirhams au budget de l’Etat


Contractée suite aux troubles du printemps arabe, la LPL arrivera à terme dans trois mois. Le Maroc est d’ores et déjà sollicité pour la renouveler. Mais plusieurs voix considèrent qu’elle n’est pas nécessaire!

 

A-t-on besoin d’une Ligne de précaution et de liquidité? Une question qui ne semble pas se poser pour nos officiels et encore moins pour le FMI. «Nous considérons que la ligne de précaution et de liquidité du FMI est un produit utile et, bien entendu, il serait également utile de le renouveler dans la mesure où nous sommes convaincus que cela ne peut être que bénéfique», affirme ainsi Christine Lagarde, directrice générale du FMI, lors de la conférence de presse tenue à l’issue de sa visite au Maroc, en mai dernier. La conférence à laquelle étaient également conviés Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib, et Mohamed Boussaïd, ministre des Finances, était une occasion pour souligner les «efforts du Maroc» pour le rétablissement de ses équilibres macroéconomiques. Pour sa part, Boussaid est resté prudent en affirmant que «cette question n’a pas été discutée lors de cette visite». Mais, le voilà, deux jours plus tard, qui déclare à Bloomberg depuis la Jordanie que «nous avons une volonté de renouveler la LPL». Celle-ci étant accordée pour 24 mois sera échue en août 2014. Gouvernement et FMI semblent donc arrivés à un accord sur l’utilité d’un renouvellement de la LPL… Même si cette dernière coûte au Trésor 135,1 millions de dirhams par an selon les dires de  Driss El Azami El Idrissi sans que le Maroc ait à tirer dessus. Or, le ……

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